Posté le 03.12.2007 par micuge
135 – Rêve de pénitent
Hier soir , je me suis endormi
Comme un bébé , bien tranquille
Après un dimanche sans histoire
N’ayant rien fait ni de bien ni de mal
Pensant être en règle avec ma morale
Et puis , je fis un monstrueux cauchemar
Satan se tordait les cotes de rigolade
Et me disait : t’es foutu mon petit
Dieu pardonne au pire des pécheurs repentis
Mais pas à celui qui ignore son prochain
Au point de ne même pas le voir
Qui peut crever à ses cotés sans s’en apercevoir
Je ne te veux que du bien , mon Frère
Mais de grâce , oublie moi, chacun son camp
Moi à l’église , toi au cimetière
On n’est pas sur la même planète
Je n’ai ni tué ni volé
Je respecte presque tous les commandements
Et même , vois-tu , je t’aime
D’autant plus fort que tu me fous la paix
A part ça , bon vent
Touche pas à mon bon temps
Et c’est alors que je vis arriver
Une légion de démons grimacants
Armés de tridents rougeoyants
Pour me conduire dans des lieux terrifiants
J’eus beau crier : pardon , j’ai compris
Même mon ange gardien tourna le dos
J’étais allé trop loin
Dieu , plein de chagrin
Se détourna de mon destin
Peut-être pas entièrement pourtant
Il me donna sans doute une ultime chance
En m’éveillant , je pouvais encore
En changeant mon regard , changer ma destinée
J’ai compris que Dieu préférait sans doute moins de piété
Et beaucoup plus de solidarité
J’ai compris que Dieu ne supportait pas l’indifférence
Alors , mon Frère , viens avec moi partageons , nos souffrances
MC
2/12/2007
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Posté le 02.12.2007 par micuge
134 – Il suffirait de presque rien…..
En m’inspirant de Serge Réggiani
Il suffirait de presque rien
Pour que les hommes ne soient pas des vauriens
Simplement savoir aimer son prochain
Avoir envie de lui tendre la main
Il suffirait de presque rien
Savoir écouter et partager un brin
Savoir ouvrir ses mains
Vouloir avec les autres un destin commun
Il suffirait de presque rien
Pour que tous vivent bien
Avec du travail pour chacun
Et des salaires pas trop chagrin
Il suffirait de presque rien
Pour que tous aient un toit et soient sereins
Vivre en famille pas trop soucieux du lendemain
Espérer et pourquoi pas rêver, c’est très humain
Il suffirait de presque rien
Pour que tous les enfants soient bien
A l’école à la fac ou simple collégien
Ou en apprentissage c’est aussi bien
Le monde n’a pas besoin que d’académiciens
Il suffirait de presque rien
Pour que le monde soit beau
Il lui suffirait seulement d’être pétri d’amour
Que chacun voit les autres comme lui même
De ne pas vouloir pour soi tous les biens de la terre
Savoir partager , c’est aimer
Priver les autres d’espoir , c’est les condamner à l’enfer
Ce qui attend sans doute ceux qui pourraient l’oublier .
Il suffirait de presque rien
Mais voilà , il y a la misère , et puis plus rien
Dans l’extrême pauvreté on ne peut plus pleurer
Même nos larmes sont asséchées
Et pourtant , il suffirait de presque rien ……
MC
Posté le 25.11.2007 par micuge
130 – Mourir lentement
A la manière de Pablo Neruda
Il meurt lentement celui qui ne sait pas aimer
Qui n’a jamais pour une juste cause militée
Qui se contente de dormir et manger
Qui pense à son nombril , pas à l’humanité
Il meurt lentement celui qui ne sait pas hurler
Pour soutenir ses frères
Pauvres traîne-misère
Qui ne pense qu’à son propre bien être
Il meurt lentement celui qui ne sait pas prier
Avec tous les déshérités
Pour qu’ils ne soient pas totalement désespérés
Qui ne pense qu’à son seul pré-carré
Il meurt lentement celui qui ne vit que pour lui
Les yeux fermés et le cœur endormi
Insensible à tout et sans ami
Qui ne pense jamais à autrui
Il meurt lentement celui qui est indifférent
Lentement mais sûrement
Dévoré intérieurement
Par son égoïsme grandissant démesurément
Je vous plains sincèrement
Pauvres gens
Vous ne saurez jamais le vrai goût de la vie
Si dure souvent
Mais aussi si poignante de tendresse
Surtout chez les désemparés de la terre
Micuge
17/11/2007
Posté le 25.11.2007 par micuge
128 – Froidure
C’est l’hiver , j’ai perdu mes illusions
Je ne vois plus de papillon
Sauf sur mon parebrise
Et çà me défrise
C’est l’hiver , va falloir aller au ski
Se geler les ripatons
Avec les gosses en plein délire
Si toutefois ça glisse
Avec tout ça , y’a pu de fuel dans ma citerne
J’ai déjà plus un rond dans ma giberne
On n’a pas fini de se geler les jambons
On court à notre perdition
J’espère qu’on n’aura pas de verglas
L’an dernier je suis tombé
En plein sur le nez
J’étais défiguré
J’ai le froid en abomination
La neige en horripilation
Je suis terrifié par la congélation
Et je ne peux pas me tirer à la Réunion
Vivement le printemps
Les papillons , le retour du bon temps
Joie de vivre avec la nature en pleine ébullition
Enfin sauvé en phase de décongélation
Micuge
16/11/2007
Posté le 25.11.2007 par micuge
127– Comment dire je t’aime
On peut dire je t’aime avec des mots
Exprimer sa passion en vers ou bien en prose
Des mots très doux
Où un peu fou
C’est le premier message de l’’amour
On peut dire je t’aime avec des gestes
Je t’offre ce bouquet même si il est bien modeste
Fleurs dans leur plus beaux atours
Elles te font des yeux de velours
C’est le deuxième message de l’amour
On peut dire je t’aime en exprimant ses intentions
Je veux vivre avec toi ma passion
Rester près de toi en totale communion
Coller à toi pour toujours
C’est le troisième message de l’amour
On peut dire je t’aime avec des baisers
Pour conjuguer le verbe aimer
Baisers de feux qui vont nous embraser
En brulant tout aux alentours
C’est le quatrième message de l’amour
On peut dire je t’aime de toutes les façons
La voix du cœur n’a pas de restriction
Pour trouver les mots, les geste, les intentions et les baisers
Qui sauront déclarer
Je t’aime à l’unisson
Mc
16/11/2007
Posté le 25.11.2007 par micuge
126 – Comptine
Petit oiseau
Dans les roseaux
Tu es si beau
J’en suis marteau
Multicolores
Multisonores
Ta voix et ta beauté
Sont un hymne à Prométhée
Ton gazouillis
Est comme un chatouillis
Qui me titille
Viens près de moi
Je veux te voir
Chanter avec toi
Insouciant
Comme le vent
Aller de ci de là
Voleter çà et là
Sans ennui
Juste pour le plaisir
Picorer un beau fruit
Faire la cour à l’oiselle
M’encanailler si ce peut
Pas de contrainte
Je pense à rien
Pas de projet
Ce jour suffit
Pour être heureux
Soyons joyeux
Me réveiller à l’aube
Chanter
Manger un peu
Conter fleurette à l’occasion
Ce sont mes préoccupations
To be or not to be
C’est pas vraiment mon grand souci
Micuge
15/11/2007
Posté le 13.11.2007 par micuge
125 – Désir
J’ai envie de t’aimer dans l’instant
En prenant tout mon temps
D’abord de te déshabiller très lentement
Tout doucement, érotiquement
Défaire ce doux ruban qui retient tes cheveux
Dégrafer ton bustier
Le faire glisser jusqu’à tes pieds
Tiens ! tu n’as rien sur tes seins
Si ronds, si fermes
Qui se durcissent sous ma main
Au diable cette ceinture
Qui retient ton tutu
Elle voudrait m’empêcher, cette traitresse
D’accéder au trésor que je cherche
Je la déchire de mes dents
Le puits de mes délices m’attend
Mais nous avons encore le temps
Je veux, auparavant
Te redire, d’abord, que je t’aime follement
Que mon désir physique exprime ma passion
Mais que je ne ferai rien sans ta permission
Je veux partager avec toi mon amour
Pas satisfaire une simple pulsion
Tu partages ma faim
Alors , je peux atteindre cette fontaine intime
Dont tout mon être aspire à être la victime
C’est ainsi que l’amour transcende le désir
Micuge
13/11/2007
Posté le 13.11.2007 par micuge
124 – Jouer
Je suis un feu follet
Une sorte de farfadet
Qui joue avec Gargamelle
Et tous les autres elfes
Je volète ou cabriole
Entre les bagnoles
Car je n’ai plus d’espace pour jouer
Dans les forêts ni dans les prés
Portant, il me faut m’amuser
Sous peine de trépasser
Un feu follet est fait pour rigoler
Pas pour s’enquiquiner
Hommes de ce siècle
Saurez-vous encore vous distraire
Le rire est le propre de l’homme mes frères
Oubliez le et vous serez vite au cimetière
Des problèmes il y en a toujours
A nous de les résoudre
Sans être forcément obligé d’en découdre
Soyez , au moins de temps en temps, un peu cool
Regardez les enfants
Dès qu’ils le peuvent, ils jouent
La vie n’est pas un purgatoire
Et devrait se passer dans la joie
Je vous conjure
Amis de tous pays
Faites la fête
Et oublier tous vos soucis
C’est un remède
De farfadet
Micuge
13/11/2007
Posté le 13.11.2007 par micuge
123 – Amour toujours
Je dois m’exiler loin de toi
Pour accomplir mon destin
L’absence et le temps ne sont rien quant on aime
Stupide dicton
Pour ceux qui restent ou qui s’en vont
L’amour est un sacrement qu’on reçoit à genoux
Comment pourrais-je l’obtenir si je suis loin de toi ?
La flamme de ton cœur par tes yeux étincelle
Comment la voir si tu es trop lointaine ?
J’existe uniquement parce que je t’aime
A te voir je sens des baisers qui montent jusqu’à mes lèvres
Pour t’aimer, il me faut te toucher
J’ai besoin pour survivre du brasier de tes baisers
Lèchement de flamme sur mon corps dénudé
Il faut partir , me redit-on
L’amour ne voit pas avec les yeux, mais avec l’âme
Consolation douteuse , proverbe d’âne
Je vois bien à ces signes qu’ils n’ont jamais aimé
Comme je t’aime, d’un amour forcené
La vraie règle de vie , c’est aimer
Tout le reste n’est rien
Il faut partir
Mais à l’heure de l’adieu, en partant loin de toi
Mes yeux se sont vidés tout à coup de lumière
Et je suis resté aveuglé à force de pleurer
Micuge
13/11/2007
Posté le 13.11.2007 par micuge
122– Sucré Salé
Rachida fout le bazar dans les barreaux
Dans les prétoires à tous niveaux
Elle ne fait pas dans le sucré
Mais à ce rythme la note sera salée
Lagarde ne baisse pas la garde
Merci l’envolé du baril
L’Etat s’en met plein les poches
Pétrole plus cher , plus on empoche
Pourquoi faire la sucrée
Pour l’usager seul la note est très salée
Pecresse , cette bougresse , a réussi l’exploit de déchaîner
Les étudiants et l’université
Faut pas compter sur eux pour faire dans le sucré
La note sois en certaine sera salée
Barnier joue les saints Bernard
Avec nos marins pêcheurs
De les aider , c’est du grand cœur
Mais pourquoi pas les routiers
Les taxis et les ambulanciers
Faut quand même pas que certains soient sucrés
Et que les autres paient des notes salées
Mais dans tout ça , ou sont passés les autres
François, Kouchner, Borloo, Rosalie Bachelot
J’en passe et des meilleurs
Se font-ils oublier , pour se sucrer au mieux
De toute façon, pour le français de base ,la note sera salée
Heureusement qu’il nous reste Sarko
Don Quichotte de la Francia
Comme le vent , tu ne sais pas d’où il vient
Ni ou il va
Mais il va et vient
Dans un tourbillon aérien
Pour arrondir ses fins de mois, il vient de se sucrer
Qu’importe , pour les français , la note sera salée
Micuge
8/11/2007