Posté le 18.01.2008 par micuge
159 – Le chant du départ
2008 , année de mon départ
Je te salue , tu feras date
Au moins dans mon histoire
Pour autant , je ne perds pas espoir
La finitude humaine est incontournable
Pourquoi devrait-on s’en faire une montagne
C’est sans aucun doute la seule certitude
L’unique égalité dans l’absolu
Je ne suis certes pas pressé
J’ai bien le temps d’y arriver
Mais je ne suis pas non plus terrorisé
Il faut seulement s’y préparer
Les hommes ont tous des talents divers
Des vies très différentes
Des destins divergents
Sauf sur un point , ils vont tous vers leur mort
C’est dommage , peut-être
Mais pas forcément certain
Faut-il vraiment désirer vivre
En étant lentement rongé par l’âge
A moins d’imaginer le moyen d’effacer cet outrage
Pour rester éternellement dans la fleur de l’âge
Faust y avait songé
Et pourtant , lui même a tout loupé
Puisque nous sommes condamnés à ce départ
Acceptons le sans rechigner
Pour moi qui croit en Dieu
Je n’en suis pas vraiment anxieux
MC
16/01/2008
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Posté le 18.01.2008 par micuge
158– Un printemps nommé Désir
Vivement le printemps
Vivement le beau temps
Vivement le temps des amours
Vivement le retour des beaux jours
Allons voir , Ma Mie , si la rose
Ce matin , prépare sa métamorphose
Si dans l’hiver , elle rêve des doux jours
Ou sa corolle sera dans ses plus beaux atours
Las , voyez comme dans cette froidure
Elle se cache frileusement dans ses pétales closes
Elle hiberne encore , c’est sûr
Ce n’est qu’au printemps que sa beauté explose
Encore trois mois à patienter
Comme la rose , je frissonne et je tremble
De froid et de peur dans l’attente
Des jours heureux que je veux espérer
Printemps , saison bénie des amours
De la jeunesse et de sa fougue
De la passion toujours
Et du désir plutôt que des discours
Vivement le printemps
Vivement le beau temps
Vivement le temps des amours
Vivement le retour des beaux jours
MC
11/01/2008
Posté le 18.01.2008 par micuge
157 – Bergeronnette du trottoir
Tu es l’espiègle bergeronnette du trottoir
Pleine de toupet , en manque de perchoir
Tu déambules au sol
Presque sous les bagnoles
Un jour , tu te feras écraser
Si tu continues à nous défier
A nous envoyer des pieds de nez
Et à nous prendre pour des demeurés
Prends garde à toi , bergertadore
La rue n’est pas l’arène
Ni toi la reine
Tu joues avec la mort
Tu es si gracieuse
Si malicieuse
Si jolie et fragile
Tiens toi donc un peu tranquille
Ce matin encore tu as défié le sort
Tu as plongé dans le caniveau
Sous une auto
Tu finiras bien par trouver la mort
Quoi , que dis-tu ?
C’est bien plus beau lorsque c’est inutile
Mais c’est Bergereronnette de Bergerac
Me voilà transporté au monde imaginaire
Fais moi rêver jolie bergeronnette
J’aime tellement échapper au réel
Et retrouver mes lutins et mes trolls
Même planqués sous les bagnoles
La Belle au Bois Dormant
Les schtroumfs et Peter Pan
Blanche Neige , Brocéliande
Comtes merveilleux de mon enfance
Je vous retrouves enfin , superbe ambiance
MC
09/01/2008
Posté le 18.01.2008 par micuge
156 – Liberté , ou es-tu ?
Quand va-t-on cesser
De nous casser les pieds
De tout nous interdire
De tout réglementer ?
Interdit de fumer
Interdit de rouler
Interdit de boire un coup
Interdit de jouer les casses cou
Liberté , ou es-tu
Faut-il vraiment tout encadrer
Faudra-t-il bientôt demander
Une autorisation pour aller pisser ?
La bagnole , merveille technologique
Pour aller très vite
Sauf que moins on roule vite
Plus on économise le carburant
Moins on pollue
Plus on réduit les risques d’accident
Bravo ! à vitesse nulle
Plus aucun risque ni inconvénient
On nous prend vraiment pour des débiles profonds
Pour ne pas dire des cons
Liberté ou es-tu
Faut-il vraiment nous étouffer
Sommes nous à ce point des idiots
Pitié ! cessez de nous emmerder
Nos aïeux étaient sages
Sachant d’instinct faire le juste partage
Entre l’inadmissible et l’acceptable
Mais alors , nous sommes devenus des sauvages ?
Moi , aujourd’hui , j’en ai marre
J’ai envie d’un monde plus tolérant
Ou tout se règlerait simplement en respectant les autres
Sans qu’il soit nécessaire de tout légiférer
MC
08/01/2008
Posté le 18.01.2008 par micuge
155– La fin des haricots
Je suis en ce début d’année
Dans la purée
Plus rien à bouloter
Pas le moment de rigoler
Pourtant , c’est pas tragique
On va pas faire dans le dramatique
Il reste les haricots
Mais c’est bien sûr sans le gigot
J’ai pas envie
De me faire du souci
Il mes reste le chat
Pas besoin de faire des achats
J’ai aussi en réserve quelques langues de chat
Mon poisson chat
Et puis , je peux toujours danser et faire des entrechats
Devant mon buffet vide de tout téléachat
Pas de souci , la vie est belle
Un bout de toit , un bout de pain
Pour imiter le saucisson , coupez le en rondelles
C’est un régal , vous pourrez même en offrir aux copains
Je ne peux plus pleurer
Je ne peux plus vraiment aider
Je deviens lentement inutile
Il est grand temps dans l’au-delà que je me faufile
Quand l’heure viendra , Amis
Je vous dirai un grand merci
Ce sera en pensant à vous que je serai parti
Je ne sais pas trop où , peut-être au paradis
MC
08/01/2008
Posté le 18.01.2008 par micuge
154– Histoire sans fin
C’est l’histoire sans fin des tout petits lutins
A la recherche des Trolls , leurs cousins germains
Des farfadets leurs grands copains
Et des djinns africains
Si vous n’y croyez pas
Vous ne les verrez pas
Ils sont si petits et fragiles
Qu’ils se défilent , comme des anguilles
Mais si votre âme aime à s’émerveiller
Alors soyez sans crainte ils vont vous emmener
Au royaume de Dame Féerie
Du rêve et de la fantaisie
Regarder ! voilà les Schtroumpfs , marchant en rang
Merlin l’enchanteur , Clochette et Peter Pan
La fée Carabosse
Dans son carrosse
Et les sept nains
Toujours au turbin
Les Elfes , les gnomes , les Korrigans
Abandonnez vous à ces adorables brigands
Amusez vous , riez à pleines dents
Je me demande toujours
Comment on pourrait vivre sans amour
Sans fantaisie , sans rêve , même un peu fou
Plaignons les cartésiens , ils sont maboules
En ce qui me concerne , c’est décidé
Je pars à Brocéliande pour y camper
Adieu rigueur , logique et autres bizarreries
Je m’installe définitivement dans la féerie
Pour y vivre avec ma poésie et mes amis
MC
05/01/2008
Posté le 03.01.2008 par micuge
153 – La mort dans l’âme
L’Arche de Zoé est bien rentré
Mais on les a incarcérés
Comme des voyous c’est insensé
Il y a vraiment de quoi pleurer
On ne me fera jamais croire
Qu’il y ait parmi eux un seul voleur d’enfants
Leur seule faute fut d’avoir trop grand cœur
Et de ne pas faire parti des grandes ONG
L’échec décidément est très cruel
Selon les aléas du sort
On est porté aux nues ou traîné dans la boue
Réussir ou crever , on n’a pas droit à l’erreur
Et puis , n’oublions surtout pas
Dans toutes ces interventions
Le poids des conventions
De la diplomatie et de la politique
Alors , que des enfants meurent chaque jour
Au Darfour
Est-ce vraiment si important
L’accord Franco-Tchadien n’est-ce pas plus important ?
Et puis , n’oubliez pas non plus
La justice Tchadienne est performante
En quatre jours tout est dit
On a emballé le petit
Alors , au nom de ces valeurs
Tant pis , on les a estourbi
Pauvres petits
Tout est fini
Pas tout pourtant
Pour moi et pour beaucoup
Vous restez nos amis
On se battra pour vous , tenez le coup
MC
02/01/2008
Posté le 03.01.2008 par micuge
151 – Fin d’année
J’ai été invité , en fin d’année
A partager avec des Pères de mes amis
Le repas de l’amitié en toute simplicité
Car c’est ensemble que nous faisons l’église
J’ai retrouvé un vieux moine Grec , le Père Iscope
Aumônier de la marine Chypriote
Et le Père Pète du sud-ouest
Grand amateur de cassoulet
Il y avait aussi le Père Turbateur
Prêtre ouvrier cégétiste et bagarreur
Le Père Okay , américain répétiteur
Et l’irlandais le Père O’Nell un grand charmeur
Puis tous les sages , le Père Tinent
Le Père Formant
Le Père Cutant
Le Père Savant
Ils avaient gentiment invités les moins connus
Un ancien flic reconverti , le Père Sifleur
Un Italien , le Père Colateur
Le Père Uquier , ancien coiffeur
Et puis enfin , par charité
Ceux dont il faut quand même se méfier
Le Père Cuter
Le Père Fide
Le Père Version
Et même le Père Nicieux
Belle fin d’année en vérité
Je me suis régalé
Car ils sont tous plein d’amitié
Et toujours prêts à nous aider
MC
30/12/2007
Posté le 03.01.2008 par micuge
150 – La complainte de l’andouille
Je suis une simple andouille
De Vire , pour vous servir
Mais je n’ai rien à dire
Car je ne suis qu’une andouille
Je suis comme le français moyen
Qui n’a plus de grand moyen
Et doit survivre d’une simple soupe de citrouille
En se taisant , sans faire l’andouille
Gare à toi , malandrin
Tu n’es pas un mandarin
Trime , sue et bosse de bon matin
T’es qu’une andouille , ne fais pas le malin
Pauvre rase motte qui comprend rien
La tête basse comme un bon chien
Qui n’a même pas le droit d’aboyer
T’es qu’une andouille , coucouche panier
Français moyen ,foutu comme une andouille
La République de tes aïeux n’est plus
On t’a berné une fois de plus
C’est bien triste de finir en andouille
Grand père les aimaient grillées sur le chantier
Au feu des compagnons de l’amitié
A cette époque on aimait la solidarité
L’andouille se dégustait dans la fraternité
Maintenant , c’est un peu différent
Que sont donc devenus nos élans
Nos espoirs et nos rêves d’un monde plein d’allant
On n’est plus bon qu’à faire l’andouille dorénavant
Je suis une simple andouille
De Vire , pour vous servir
Mais je n’ai rien à dire
Car je ne suis qu’une andouille
MC
28/12/2007
Posté le 26.12.2007 par micuge
149 – J’ai envie…
On oublie les morts, on délaisse les veuves.
On achève les malades, on tue les miséreux.
Des jeunes rêvent de partir, d’autres voudraient bien mourir.
On oublie le passé pour mieux se plonger dans le présent.
On oublie les guerres pour mieux se prélasser dans l’argent.
Le patriotisme se raréfie pour laisser place à l’envie.
Mais que reste-t-il alors dans ce grand fouillis ?
Il ne reste rien seulement le désir d’être affranchi de ce monde en folie.
Anne-Sophie – 25/12/2007
Ma petite fille