Posté le 01.05.2007 par micuge
74 – Plongée
Je plonge dans la vie comme dan l’océan
Sans savoir ou je vais , peut-être vers le néant
Mais l’inconnu est terriblement excitant
Et toujours attrayant
Je cherche les dieux antiques , les dianes chasseresses
Nérée , Ino , les sirènes et déesses
Les monstres et le cyclope , tout m’intéresse
Dans notre temps , rien de bien passionnant
Mais ou sont les légendes d’antan
On s’intéresse à rien , ou pas grand-chose
Les vacances sont un sujet préoccupant
Politiquement , rien non plus de vraiment motivant
Les grands leaders pensent à leur portefeuille
Ministériels ou en actions
La fourmi de la base n’a pas le choix , il faut trimer
Le SMIC est surcoté , il faudrait s’aligner
Sur la Chine , voire plus bas
Là , oui , on serait performant
Mais ou sont les salaires d’antan
Notre époque n’est pas drôle
Les bas salaires , jusqu’aux cadres débutants
Ne sont pas suffisants
A force de peiner , on peut devenir méchant
Prenez garde , vous tous , les dirigeants
1789 n’a guère plus de 200 ans
Un jour viendra , j’en suis sûr
Ou vous devrez rendre des comptes
Et devenir , soudain , plein de mansuétude
Mais ou sont les valeurs d’antan
27/04/2007
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Posté le 01.05.2007 par micuge
73 – Nostalgie
Je n’ai pas la nostalgie de mes vingt ans
Chaque chose arrive en son temps
Si l’on regarde bien , notre temps imparti
Est merveilleusement bien réparti
L’enfance appartient aux parents
L’adolescence prépare la vie d’adulte
Premier amour et les études
L’entrée dans la carrière marque la rupture
On se marie , on fonde sa famille
Et on prend le relais de ses parents
Si tout va bien , les choses vont ainsi
Mais de nos jours , combien de précipices
Ou l’on bascule sans pouvoir réagir
Unions fragiles , emplois précaires
Salaires trop justes et vie trop chère
Tout contribue à casser les familles
Notre époque les brises
Par manque d’espoir en l’avenir
Ma prière en ce jour
C’est de voir la confiance revenir
Que les routes soient ouvertes , pleine d’avenir
Pas de blocage , ni d’interdit
Chacun pouvant construire son propre nid
J’aimerais bien , avant de m’en aller
Connaître ce renouveau
Ce serait tellement beau
C’est ce que je demande à Dieu
Dans ma prière de ce jour
20/04/2007
Posté le 01.05.2007 par micuge
72 – Tolérance
En vieillissant , je m’assagis , un peu
Ce n’est pas encore merveilleux
Mais ça vient lentement
Comme la mort , inexorablement
Je suis plus tolérant , des autres respectueux
J’admets que je n’ai pas forcément raison
Début de la sagesse dans mon arrière-saison
Ou suis-je devenu un peu moins belliqueux
Toujours est-il que j’aspire au dialogue
Nos idées sont souvent analogues
Qu’elle est bien loin l’époque des certitudes
Dont j avais l’habitude
Ma jeunesse est partie
Et ses excès aussi
Péché d’orgueil , germe de discorde
Il est heureux que j’aspire au dialogue
Se préparer à la rencontre avec Dieu
Rend forcément un peu moins prétentieux
Les sages africains le savent bien
Parlementons longtemps , ce sera bien
Le temps qui passe rabote les divergences
Et lentement , érode les différences
C’est mieux ainsi
En s’apaisant , on a moins de souci
30/04/2007
Posté le 01.05.2007 par micuge
71 – Brume
J’ai 75 ans , j’arrive au terme de ma vie
Mais de quoi me plaindrais-je
Je fus gâté à vie
Des parents attentifs
Une épouse merveilleuse
Des enfants fabuleux
Une famille unie
Et plein de vrais amis
Je suis , c’est vrai , dans la brume
Comme sur le quai d’une gare , un soir sans lune
En partance pour un très grand voyage
Sur une voie sans aiguillage
Par un chemin inconnu et troublant
Ceux que je quitte sont là , m’encourageant
Ceux que j’espère ne sont pas même en vue
J’ai un peu peur , c’est vrai , dans la brume
Puis le convoi démarre
Au revoir ceux que j’aime , à bientôt
Je vous attends au bout du chemin , la haut
Soyez sans crainte , nous serons réunis
En un lieu ou nous seront tous amis
Plus de peine , plus de larme
Aucune alarme
Joie et sérénité
Pour l’éternité
A tout jamais béatifiés
20/04/2007
Posté le 01.05.2007 par micuge
70 – Apprendre
C’est beau , de vouloir et pouvoir apprendre
Dans des écoles , des universités
Ou un métier, devenir artisan
C’est tout aussi valorisant
Et apprendre à aimer
Quel beau programme en vérité
Cela s’apprend aussi , soyez en assurés
C’est son cœur qu’il faut, alors , apprivoiser
La grande école de l’amour
C’est celle de la solidarité , pratiquée tous les jours
Dans un souci constant de tolérance
Et du respect de l’autre , dans tous ses composants
Qu’il est tragique , en campagne électorale
De voir s’affronter des idées dans la haine
Cessez d’être ennemi , vous êtes du même pays
Vos idées , Ségolène , François , Nicolas
Sont-elles à ce point divergentes
Qu’il faille , par principe ou par jeu
Prendre l’exact contre-pied de ce que l’autre dit
Assez de gaspillage verbal
Assez d’agression oratoire
Donnez un peu l’exemple de la tolérance
Le pouvoir politique ne vous affranchi pas
De vos devoirs et d’abord , de celui d’être un phare
Un modèle pour tous ceux que vous prétendez gouverner
Allons , un tout petit effort
Exposer vos points forts
Respectez ceux des autres
Gagner sur vos valeurs
Pas en vous contentant de saper l’adversaire
19/04/2007
Posté le 01.05.2007 par micuge
69 – La liberté
Inscrit au fronton de notre République
Ce concept que l’on voudrait cosmique
S’avère , bien au contraire
Très largement minoritaire
Les droits de l’homme sont de même nature
Ils devraient être la base de nos cultures
Pourtant , combien d’états les dénaturent
Dirigés par des politiques immatures
Les grandes idées des hommes
Souvent très bonnes
Se heurtent sans cesse au despotisme
D’illuminés sectaires et à leur fanatisme
De la Genèse à nos jours
Le monde est l’histoire sans fin
Des mêmes erreurs
Conduisant aux mêmes malheurs
Répétés bêtement , à l’identique
Décidément , l’homme n’a toujours rien compris
24/04/2007
Posté le 01.05.2007 par micuge
68 – Je t’aime
Je voudrais bien être vraiment poète
Pour te dire , avec des mots simples , je t’aime
Quelle chance de t’avoir rencontrée
Toute ma vie en a été transformée
Je voudrais bien être vraiment poète
Pour te dire , avec des mots simples , je t’aime
Trouver les mots pour te redire sans cesse
Tu es toute ma vie dans un chant d’allégresse
Mais ce n’est pas facile d’écrire un sentiment
Les mots manquent , on balbutie , pauvrement
Pour te dire , avec des mots simples , je t’aime
Je voudrais bien être vraiment poète
Alors , accepte les mots qui me viennent à l’esprit
C’est mon amour qui les inspirent
Je voudrais bien être vraiment poète
Pour te dire , avec des mots simples , je t’aime
19/04/2007
Posté le 01.05.2007 par micuge
67 – Soldat
Il fut un temps
Ou à vingt ans
On t’incorporait , sans discuter
Pour servir la France et ses armées
C’est ainsi que vos pères , en 1954
Furent appelés, sous Mendès-France
Et Mitterrand , alors ministre de l’intérieur
Pour aller en Algérie , pacifier le djebel
Toutes les guerres sont absurdes
Mais celle là dépasse le mur du son
L’Algérie , quel beau pays
Nous n’avions vraiment rien à y faire
N’empêche , on y passa du temps
Pour moi , près de trois ans
Mais j’en rends grâce à Dieu
Je n’ai jamais tué personne
Je veux bien croire qu’il faille parfois se battre
Mais l’Algérie , était-ce bien nécessaire
Et tous les morts , des deux cotés
A quoi , vraiment , ont-ils bien pu servir
Rendons leur l’hommage qui leur est dû
En espérant que jamais plus
De tels errements ne recommencent
Mais c’est un vœu , une simple espérance
19/04/2007
Posté le 01.05.2007 par micuge
66 – Le petit Prince
Dessine moi l’amour
Me demanda , un ,jour, un petit Prince
Arrivant de je ne sais où
Vêtu de pourpre et de satin
Dessiner l’amour ?
Comment faire et par où commencer
L’amour se chante , tous les jours
Mais je ne sais pas le dessiner
Ce pourrait-être un cœur
Une main tendue vers son prochain
Un hall d’accueil , plein de douceur
Une maman et son enfant
Deux ennemis réconciliés
Un monde en rose plein d’amitié
Mais l’image la plus belle
C’est encore celle
De l’homme et de la femme
Se découvrant soudain
Attirés l’un par l’autre
Irrésistiblement
En étant soudainement
Devenus comme deux aimants
Sans savoir pour autant
Lequel des deux est le pôle positif
De toute façon , dans une affaire de cœur
Il n’y a rien de négatif
23/04/2007
Posté le 01.05.2007 par micuge
65 – Le rossignol
Comme tu es beau , dans tes atours multicolores
Que ta chanson est belle , multisonore
Le soir , sur mon balcon
J’attends toujours ta plus belle chanson
La nuit approche , avec toi , c’est le moment
De prier en silence , sereinement
A l’aube , c’est encore toi
Qui vient pour m’éveiller
Chansonnette du réveil
Incitation à la prière , dès l’éveil
Puis c’est l’heure de travailler
On n’est pas là pour rigoler
A midi , bec cousu , je t’entends pas
Monsieur dormirait-il
A midi ?
J’ai beau chercher des yeux
Dans la haie de troène , personne en vue
Rossignol vole , c’est l’inconnu
La première fois , je fus inquiet
Les chats t’auraient-ils attrapé
Pour te manger
Ou serais-tu parti sous d’autres cieux
Parce-que je serais devenu trop vieux ?
Mais non , le crépuscule arrive
Et tu reviens me chanter ta plus belle chanson
Sans doute pour te faire pardonner
De m’avoir inquiété
Et dans la paix du soir
Je retrouve l’espoir
19/04/2007